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Surveillance Biologique du Territoire

La surveillance biologique dans le contexte environnemental actuel

La surveillance biologique du territoire est définie par l’article L251 du code rural, modifiée par l’article 9 de la loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés : elle « a pour objet de s’assurer de l’état sanitaire et phytosanitaire des végétaux, et de suivre l’apparition éventuelle d’effets non intentionnels des pratiques agricoles sur l’environnement ».

Son objectif est la vigilance et le suivi de l’état sanitaire d’un territoire et la maîtrise environnementale des conditions de production.

Le Plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui a fixé des objectifs ambitieux en matière de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, a défini des axes clés de travail parmi lesquels figure le « renforcement de la Surveillance Biologique du territoire ».

La surveillance Biologique du Territoire recouvre plusieurs axes :
  • la connaissance précise de l’état sanitaire des productions végétales, c’est l’épidémio-surveillance,
  • la biovigilance et la connaissance des effets non intentionnels,
  • l’impact des pratiques agricoles et d’entretien des espaces sur l’environnement.

L’apport de la Fredon Ile de France à la surveillance du territoire :

  • une expertise reconnue puisque le Ministère en charge de l’Agriculture a reconnu dans la loi sur le développement des territoires ruraux, le réseau des FREDON, comme le seul organisme à vocation sanitaire,
  • une mission reconnue dans le code rural.
    C’est ainsi que nous organisons depuis 2002 la mise en œuvre des plans de surveillance et de contrôle de la chrysomèle du maïs : Diabrotica virgifera virgifera Le conte.
    Piégée pour la première fois en 2002 simultanément sur les aéroports du Bourget et d’Orly, la chrysomèle du maïs est depuis lors l’objet d’un important suivi par piégeage. Chaque année, 400 pièges sont installés dans les parcelles de maïs de la région selon une analyse de risque réalisée par la DRIAAF d’Ile de France.
    Après plusieurs années de mise en place d’une lutte collective obligatoire (traitements adulticides, larvicides et rotations de la culture du maïs), la région a été déclarée indemne en 2007.
    En 2008, un seul individu a été piégé dans le département de l’Essonne déclenchant une nouvelle procédure de lutte collective obligatoire dans un périmètre jouxtant le point de capture.

    En 2009, il n’y a eu aucune capture de Diabrotica virgifera virgifera Le conte.
     
  • une expérience acquise par nos techniciens sur le terrain depuis près de 17 ans,
     
  • la connaissance des organismes nuisibles et de la régulation des populations, comme par exemple ici un piège à feutrine permettant d’évaluer les pontes de la mouche du chou.
  • un savoir-faire dans la structuration et l’animation de réseaux, l’analyse de données, la gestion des données météorologiques et la pratique des modèles de prévision des maladies. Par exemple en 2008 et 2009, nous avons mis en place un suivi technique de la culture du cresson de fontaine, la création d’un réseau de surveillance biologique, la détermination des techniques de piégeage et d'identification des ravageurs.
  • la connaissance de la réglementation.
  • l’expérience dans la rédaction de bulletins phytosanitaires. En 2009 pour répondre à la demande des arboriculteurs, nous avons élaboré le Flash Arbo qui utilise les simulations du modèle tavelure* basées sur les données météorologiques de stations de la région Ile de France et les suivis journaliers de projections de spores.
    (1) Modèle de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Alimentation, l’Agriculture et de la Forêt d’Ile de France


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